Ma garde robe capsule : le manteau !

Pour ce premier article du défi #jecoudsmagarderobecapsule2017, je vous présente la pièce phare de mon dressing, celle qui m’en a fait bavé pendant des mois (des années mêmes), le caban !

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Et oui, pour la petite histoire, ma première tentative  date de 2015 quand je suis tombée sur le superbe patron St Michel. Ni une ni deux, je me lance dans la confection d’un caban, ce qui était sans doute un peu ambitieux vu la capacité de ma petite machine à coudre. Pourtant, malgré quelques toussotements de ladite machine, tout va parfaitement bien…. Jusqu’à la terrible étape des poches à rabat… Un véritable désastre car avec les différentes épaisseurs je n’arrive pas à obtenir un résultat net et des plis se forment sur le devant. En temps normal je serais passée outre mais très sincèrement pour un manteau avec de la tenue, je trouve que le moindre petit défaut se voit comme le nez au milieu de la figure. De dépit j’ai jeté tout mon lainage, en jurant de ne plus JAMAIS tenter de me coudre un manteau… Jusqu’en septembre 2016 où l’envie me turlupine à nouveau : rachat d’un nouveau lainage, d’une nouvelle doublure, et c’est reparti. Résultat, je bloque à la même étape, ces maudites poches à rabat sont toujours ratées.

Heureusement, sur les conseils des copines d’IG j’ai abandonné l’idée de coudre des poches à rabat pour les remplacer par des poches passepoilées… Heureusement que les copines sont là car je crois que ce manteau n’aurait jamais vu le jour. J’ai décousu mes devant, coupé des nouvelles pièces et tout recommencé encore. Et miracle le beau caban de mes rêves à vu le jour !

Les fournitures

Comme c’est un projet un peu complexe, j’ai pensé qu’un résumé détaillé des fournitures pouvait vous intéresser :

Drap de laine de chez Self Tissus  (2m50, 30 euros le mètre). N’ayant pas ce qu’il fallait en boutique j’ai passé beaucoup de temps à chercher un tissu adapté à un caban à un prix correct. Celui-ci n’est pas mal du tout : il contient 80% de laine et il n’est pas trop épais (appréciable quand on a une petite machine à coudre !). J’ai un petit doute sur sa tenue sur le long terme mais pour le moment il remplit très bien son rôle.Attention pour celles qui cherchent à se coudre un manteau épais et chaud, il s’agit plus d’un lainage léger.

Doublure satin de chez A&A patron (1m50, 20 euros le mètre). Au départ j’étais un peu sceptique de mettre aussi cher dans une doublure mais je ne regrette pas l’investissement. Ce tissu est parfait pour une doublure de manteau et a l’énorme avantage d’être facile à coudre.

Laineuse thermocollante de chez Self Tissus (1m00, 4 euros le mètre). Très sincèrement j’ai acheté au hasard ce thermocollant en même temps que mon drap de laine. Pas de soucis il remplit très bien son rôle et à apporter un joli tombé au manteau.

-10 boutons métalliques dorés de chez la Droguerie (environ 2 euros le bouton ?).

Fil polyester Gütermann : idéal pour tout coudre.

Fil extra-fort Gütermann (trouvé chez Bouchara): un indispensable pour coudre les boutons ! J’ai d’abord cousu mes boutons au fil de polyester et c’est bien simple j’ai bien dû les recoudre trois fois chacun ! Du coup je suis tombée chez Bouchara sur ce fil que je ne connaissais pas et depuis ça ne bouge plus ! Au passage pour les nantaises ils ont vraiment une super mercerie en sous-sol avec de nombreuses références, notamment en matière de fil à coudre.

Aiguille pour machine à coudre 90 ou 100.

Les techniques

Pour être tout à fait honnête je n’ai pas eu besoin de me référer à beaucoup de tutos pour ce manteau : les explications sont claires et limpides et je pense avoir acquis suffisamment de technique pour ne pas me retrouver bloquée. En revanche, comme je l’ai dit plus tôt,comme je n’ai jamais réussi à coudre les poches à rabat d’une manière qui me satisfasse, j’ai utilisé le tuto de Pauline Alice pour créer des poches passepoilées. C’est drôle car je trouve ça bien plus simple à réaliser.

Petite astuce pour le thermocollant. Il se pose à l’aide d’une pattemouille : on pose son thermocollant sur le tissu, on met la pattemouille par dessus (personnellement j’utilise des chutes de popeline que je mouille dans une bassine) . Puis on pose son fer à repasser pendant 10 sec (sans le bouger). Et on recommence l’opération jusqu’à avoir couvert tout le thermocollant. C’est assez long mais le résultat en vaut la peine.

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Le fit

Je n’ai pas grand chose à vous dire de ce côté : je me suis référée au tableau de mes mensurations et suis partie sur un 36/38.  Mon seul regret concerne les manches que je trouve un poil trop longues. N’oubliez donc pas de faire un essayage avant de poser les pattes de manches.

Hormis ce détail, tout tombe parfaitement, je me sens à l’aise dans mes mouvements alors que j’ai pu lire à plusieurs reprises que le manteau était un peu étroit au niveau des manches. Personnellement je n’ai pas rencontré ce problème même si effectivement les manches ne sont pas très amples ; à mon avis il est difficile de porter plusieurs pull en dessous. Donc si vous faites parties de la team des frileuses, faites attention à ce détail.

Au final je suis ravie de mon nouveau manteau, je dirais même que cela a été une révélation couturesque ! La joie de pouvoir porter un manteau parfaitement à sa taille, avec de belles matières me fait oublier tous les tracas. D’ailleurs je me suis fait une petite sélection de vestes et il me tarde de commencer ma parka.

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Voilà, voilà c’est tout pour ce mois-ci, on se retrouve fin février pour de nouvelles aventures !

Et encore un grand merci à l’équipe de T&N d’avoir sélectionné ma tenue pour le concours les deux font la paire, je suis sur un petit nuage cette semaine !

Ma garde-robe capsule

En ces tout premiers jours de 2017 je vous souhaite une très bonne année ; qu’elle soit douce, joyeuse et créative.

Aujourd’hui j’attaque 2017 avec organisation et sérénité en vous présentant ma garde-robe capsule. Ce concept absolument génial a été mis au point par Clothilde et consiste à se coudre 12 pièces pour les 12 mois de l’année. Pour plus de détails je vous conseille la lecture des articles sur son blog.

Aller c’est parti pour la présentation  !

 

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J’ai pris le temps de bien sélectionner chacun de mes modèles même si je m’autorise  de m’écarter de cette planche si d’autres envies se révèlent au fil des mois. J’ai également choisi de ne pas m’imposer de mois pour chaque réalisation : pas de pression, chaque modèle sera cousu en fonction des saisons mais également du temps dont je  dispose et de ma motivation.

Le manteau : St-Michel, Cozy Little World.

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Celles qui me suivent sur IG connaissent ma longue et tumultueuse histoire d’amour avec ce patron… La première tentative en 2015 s’est avérée être un véritable échec, le manteau ayant fini à la poubelle. J’ai retenté l’expérience cet automne et je dois dire que je suis en passe de le réussi cette fois-ci. Je triche un peu sur ce projet car il a été commencé bien avant le début défi mais je vous avouerai que me voyais mal recoudre un autre manteau à si peu d’intervalle du premier.

La chemise : Mélilot, Deer and doe

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J’ai le patron depuis sa sortie mais étrangement je n’ai jamais pris le temps de le coudre… Ce défi sera donc l’occasion de me pencher sur cette ravissante chemise. Je n’ai pas encore choisi la version mais ce qui est sûre c’est qu’elle sera en chambray bleu ciel.

La robe : Forget me not, Slow Sunday Paris

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Je pense que pour beaucoup de couturière la grande originalité de ce défi est de ne se coudre qu’une seule robe ! Si cela m’a parut compliqué dans un premier temps, je n’ai pas hésité une seule seconde sur le modèle à choisir. En effet, la robe Forget-me-not (ici en version manches longues) correspond parfaitement à mon gout et à mes attentes en matière de robe : elle est ample, facile à porter mais les découpes en font un modèle original. De plus j’ai entendu beaucoup de bien de cette marque de patron.

La blouse : Cézembre, Anne Kerdiles couture

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Une couture toute simple en apparence mais qui va s’en doute se transformer en défi pour moi ! En effet la blouse Cézembre tombe très mal sur moi, notamment au niveau des emmanchures et de la poitrine. Il va donc falloir que je trouve comment résorber les plis disgracieux qui se forment au niveau de l’emmanchure devant. (D’ailleurs si vous avez des suggestions !)

La jupe : 1001 perles, Ivanne.S

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J’ai vraiment eu un mal fou à me fixer sur la jupe. Pour tout vous dire, ce n’est que ce matin que mon choix s’est définitivement porté sur 1001 perles ; j’ai beaucoup hésité avec la Rosari skirt de chez Pauline Alice. Au final la curiosité l’a emporté et j’ai hâte de tester les fameux patrons pdf d’Yvanne et leurs innombrables variantes

Le pantalon : chi-town chinos, Alina Design Co

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Premier pantalon pour moi en 2017 ! Si dans la vie de tous les jours je ne porte que des jeans slim, j’ai eu envie d’autre chose et de tenter le chinos. Difficile quand on est large du bassin de trouver son bonheur dans le commerce, ce défi sera donc l’occasion d’obtenir un chinos parfait (comprendre qui  ne me donne pas l’impression de prendre dix kilos à chaque fois que je l’enfile).

Pas facile de faire son choix entre le chi town chinos et le trouser pant de chez Pauline Alice. Suite aux différentes remarques que j’ai pu lire, notamment sur le blog de Sandra, j’ai décidé d’investir de chi town  car le patronage me paraissait de meilleure qualité.  Il n’en reste pas moins que la toile sera obligatoire.

Le short : chi-town chinos, Alina Design Co

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Parce que parfois il faut bien rentabiliser un peu ses achats le chi town servira à la fois en version short et en version pantalon !

Le haut en jersey : Hemlock tee, Grainline Studio

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Je ne suis pas une grande amatrice de jersey. Pour tout vous dire j’aime mes basiques increvables de chez Petit Bateau et j’ai la fâcheuse tendance à rater mes encolures. J’ai donc choisi un modèle simple mais qui sort un peu de mes habitudes avec son aspect très loose et ses manches tombantes. Un t shirt doudou dans les tons rose pale qui sera parfait pour les dimanches cocooning.

La veste : Waver jacket, Papercut Patterns

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Mon coup de cœur de cette collection ! Cette veste j’en rêve depuis sa sortie sans jamais oser me lancer. Difficile en province de trouver tout le matériel nécessaire à la confection d’une veste de pluie de demi saison. Je ne sais pas si nous serons plusieurs à réaliser ce modèle, mais n’hésitez pas à vous manifester histoire que l’on se donne nos bons plans pour les tissus déperlants et cie.

Le pyjama : Burda décembre 2014

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Petit pyjama de printemps trouvé dans un Burda de 2014 en ma possession. Rien que de penser au décalquage des pièces j’en ai des sueurs froides mais le modèle est tellement chou ! Ce sera l’occasion de rentabiliser un peu mes burda, délaissés depuis quelques années.

La combinaison : Dominique, République du Chiffon

 

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Une pièce qui sort totalement de mes habitudes : la combinaison. Au départ : « c’était niet, nada que dalle, moi jamais en combi ». Et puis dans un épisode de New Girl (saison 4 ou 5 je en sais plus…), Zooey Deschanel porte un super combishort en denim qui lui va à ravir. Je n’ai pas trouvé de photo pour vous montrer mais je pense que la combinaison Dominique raccourcie en short fera l’affaire. Par contre là encore toile obligatoire, d’autant que je suis bien loin des standards de chez RDC… Un beau challenge ne perspective !

Le joker : la petite robe de bibliothèque estivale, Lucie, République du Chiffon

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Comment ça une autre robe ?! Et oui point de maillot de bain dans cette collection : pas la motivation ni l’envie de réaliser ce type de pièce d’autant que je ne pars quasiment jamais en vacances l’été… Du coup je pense partir sur une robe spéciale « je travaille par 30° » : du ample, du confortable mais un peu habillée pour pouvoir la porter à la bibliothèque. C’est la seule idée qui m’est venue dans cette catégorie mais si je trouve autre chose je n’hésiterai pas à vous le faire savoir.

Voilà pour ma sélection de patrons dans le cadre de ma garde robe capsule !

J’ai essayé de mixer des patrons que je possédais déjà mais que je n’avais jamais cousu  ainsi que d’autres qui me faisaient de l’oeil depuis longtemps. Ce défi tombe vraiment à point nommé, moi qui tournait un peu en rond depuis quelques mois je me sens remontée à bloc et prête à entamer mon année couture avec enthousiasme et optimisme ! Je vais essayer de revenir plus souvent par ici et de vous proposer un article pour chaque création. Je ne garantis pas qu’il y aura de jolis photos comme avant car je n’ai plus vraiment de temps à consacrer à la photographie mais j’essayerai de vous faire des articles détaillés avec les fournitures, les difficultés rencontré etc.

Bonne année créative !

 

# Me Made Month, épisode 1

Pour la deuxième fois depuis le début de ce blog, je participe à un « me-made month », organisé sur T&N.
Pour celles qui ne connaitraient pas, le principe est tout simple, : il s’agit de porter et de photographier ces tenues de la semaine, composées d’au moins une pièce cousue ou tricotée main, et ce durant tout le mois d’Octobre. Pour partager vos créations un groupe Flickr a été créé ainsi que deux hastgag sur Instagram : #mmmoctobre2015 et #memademonthoctobre2015.
 J’avoue que ce défi me fait le plus grand bien car il me permet de vous montrer mon univers sous un autre jour : mes photos sont certes sombres et prises avec mon téléphone dans un décor pas très glamour, mais pourtant, j’ai l’impression de vous montrer un univers moins figé, plus proche de mon quotidien. Car si j’éprouve encore du plaisir à partager mes aventures « couturistiques »  sur le net, j’avoue que la tournure actuelle de la blogosphère me met parfois mal à l’aise. Je pense l’avoir déjà évoqué mais la multiplication des boutiques, marques de patrons et surtout l’apparition massive des partenariats et autres tests a fait naître un sentiment confus en moi. Si j’apprécie toujours d’aller zieuter à droite à gauche, je suis parfois mal à l’aise quand je vois l’explosion du prix du tissu (environ 18 euros le mètre en moyenne pour les « it » tissu du moment). Ayant un tout petit salaire et donc un budget mini à consacrer à la couture, j’ai l’impression que la couture est en train de devenir un loisir de riche où au final coudre le dernier tissu ou le dernier patron à la mode compte plus que le partage de sa passion. 
C’est pourquoi ces derniers temps je publie peu ici et me concentre sur Instagram. Cette application a bien entendu ses défauts mais j’y ai retrouvé ce que j’avais l’impression de perdre ici : du partage, de la spontanéité et surtout l’impression d’appartenir à une communauté. 
Ce défi sera pour moi l’occasion de montrer ici les nombreuses cousettes qui n’ont pas bénéficié d’un article détaillé et de jolies photographies. J’espère un jour retrouver l’envie de photographier et d’écrire sur chacun de ces vêtements, histoire de garder une trace de mon travail et de partager plus amplement mes impressions.

Allez, trêve de bavardages et passons aux tenues de ces deux premières semaines !

✂ Les tenues :

✂ Chemise Bruyère en Chambray Les Trouvailles d’Amandine, Deer and Doe (2015).

Jupe aux Hirondelles, Tissu Henry et Henriette (2013).

✂T-shirt Plantain marinière, Deer and Doe (2014).

✂ Robe Aubépine, Deer and Doe (2014).
✂ Robe Sureau camel Bo Graphik, Deer and Doe (2015).

✂ Robe Arum en satin de coton, Deer and Doe (2015).
✂ Robe Arum en satin de coton, Deer and Doe (2015).

✂ Les premières impressions :
– Aucun doute possible, mon style a bel et bien évolué ces deux dernières années : les petites robes rétro, les jupes froufroutantes et les imprimés rigolos se sont effacés au profit d’un style plus sobre et plus contemporain.
 – Moi qui ne portait jamais de pantalon, je me rends compte que le look jeans slim et petite blouse un peu flottante me séduit de plus en plus.
– Une blouse Carme et deux plantains supplémentaires ne seraient pas de refus pour agrémenter mes jeans.
– Je suis vraisemblablement Deer and Doe addict : sur 7 tenues présentées 6 sont composées d’un vêtement fait-main cousu à partir d’un patron Deer and Doe. Pas de doute Deer and Doe c’est mon Burda à moi : je trouve ces patrons adaptés à ma silhouette, facile à coudre et surtout très modulables.
– Rien à voir mais il faut vraiment que j’investisse dans une deuxième paire de chaussures pour l’hiver. Parce que bon porter la même paire de chaussures tous les jours pendant huit mois …
Bon dimanche à tous et à toutes !

# Summer Tank Dress

Après la salopette d’institutrice de campagne, je vous présente la robe des vacances ; celle qu’on enfile tranquillement le matin avant de partir se promener à vélo sur les bords de l’eau …

 Le cas de la robe à taille élastiquée

Juste avant de partir en vacances ma mère est venue chez moi, les bras chargés de ma garde-robe d’été. Et oui, souffrant du manque de place mon placard n’accepte que les vêtements de saison. En déballant, choisissant et sélectionnant les pièces qui passeraient l’été en ma compagnie, je me suis fait la réflexion que je ne possédais pas de robe d’été à taille élastiquée. Moi qui ne jure aujourd’hui que par le confort et la simplicité, il me paraissait dommage de passer à côté de cet incontournable. D’autant que je partais en Bretagne pour quelques jours. Vu les grosses chaleurs qui s’annonçaient il était évident qu’il me fallait une robe à taille élastiquée pour me balader sur les bords de l’Oust



Bien sûr, certaines personnes vous diront que les robes à taille élastiquée ne sont pas très seyantes. C’est vrai, le fit est sans doute moins beau que sur les robes à pinces, mais pourtant moi les robes à taille élastique je les aime. Je reste d’ailleurs persuadée qu’une robe à taille élastiquée bien patronnée, sans trop d’ampleur, avec un joli décolleté et surtout des pinces de poitrine peuvent mettre en valeur.
N’ayant pas réellement de patron en tête j’ai rédigé un petit cahier des charges simple :

– Une robe sans manche : pour les grandes chaleurs,
– Une robe confortable : une taille peu entravée et de l’ampleur,
– Mais qui si possible marquerait la taille, d’où le recours à la taille élastiquée,
– Un joli décolleté : rond ou en V,
– Un tissu doux et souple :  du voile de coton ou de la batiste,
– Une doublure pour être à l’aise en toute situation.

Curieusement je ne dispose pas de patron de robe de ce type dans ma « patrothèque ». En revanche, j’ai acheté en juin le Tiny Pocket Tank de chez Graineline Studio. Un haut tout simple, assez basique même, dont le potentiel m’est apparu assez rapidement. La patron reste cher à l’achat mais je pense le rentabiliser assez rapidement. Je vois d’ailleurs souvent des personnes qui s’indignent du prix des patrons ou du caractère basique de ceux-ci. Pour ma part je ne vois pas les choses de cette manière. En effet, je préfère acheter des patrons à l’unité (patrons indépendants ou patrons Burda en général), plutôt que d’acheter des magazines avec pleins de modèles dedans. Ce qui me plait c’est de me constituer une bibliothèque de patrons qui me correspondent vraiment. Ces patrons peuvent d’ailleurs ensuite me servir de base pour partir sur autre chose.

C’est ce qui s’est passé ici puisque le Tiny Pocket Tank a donné naissance à la Summer Tank Dress. Une robe toute simple avec une élastique à la taille, une fausse patte de boutonnage et un ourlet arrondi. Une robe courte cousue avec un merveilleux coton type voile à petits oiseaux, trouvé chez TOTO Nantes. D’habitude je me méfie un peu des tissus de chez Toto dont la qualité laisse parfois à désirer mais là le tissu est très bien. Attendez-vous à voir d’autres cousettes dans ce tissu car j’en ai pris 4 mètres (au cas où …). 
Si j ‘aime beaucoup son petit côté romantique, je me suis peut être un peu précipitée avant de coudre cette robe. À l’usage je lui note en effet quelques défauts que je corrigerais pour les prochaines versions :
Tout d’abord je n’ai pas pris en compte l’épaisseur de la doublure. C’est fatale, je me fais avoir quasiment à chaque fois. Sur le petit haut que j’ai cousu avec ce patron, aucun soucis alors qu’ici je trouve les emmanchures un peu hautes et un peu justes. La prochaine fois je prendrais les emmanchures de la taille 2.
Ensuite j’ai oublié de descendre les pinces (elles seraient mieux 2/3 cm plus bas)
Hormis ces deux défauts, je la trouve très agréable et l’ai très souvent porté lors des grosses chaleurs de ces derniers temps ! C’est simple quand je porte cette robe j’ai toujours l’impression d’aller pique-niquer dans les champs. C’est sûr cette robe aura des petites sœurs. 
Patron : Transformation du Tiny Tank Pocket de Grainline Studio
Tissu : Voile de coton à petits oiseaux, TOTO Nantes

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▲ Envie d’une Summer Tank dress ?
Tout d’abord sachez qu’il existe une robe très similaire à celle que je me suis cousue : la Southport dress de True Biais. Je ne connais pas du tout cette marque mais cette robe connait un certain succès sur la blogosphère , je suis sûre qu’il est facile de se faire un avis sur la qualité du patron.
Maintenant, si comme moi vous posséder déjà le Tiny Pocket Tank de chez Grainline Studio ou tout autre patron de ce genre comme celui-là et celui-ci il est très facile d’obtenir le même résultat. 
D’ailleurs, si cela vous intéresse je peux réaliser un mini Pattern Hacking !

# Salopette Turia

✂ Turia Dungarees, Pauline Alice

D’aussi loin que je m’en souvienne il me semble avoir toujours aimé les salopettes. Petite j’ai bien dû en posséder des dizaines : version longue en velours pour l’hiver, version short en jean pour jouer dans la boue, version robe pour faire plaisir à ma maman. C’est bien simple pour moi la salopette c’est le vêtement des enfants des champs.

Parfois je repense à ma vie à la campagne. Je garde un merveilleux souvenir  passé dans un minuscule hameau posé au milieu de nulle part (clic clic). Pas mal non ?
Alors, à mes heures perdues je rêve. Dans la petite histoire que je me raconte parfois à mes heures perdues, je vis à la campagne. Ma maison est un ancien presbytère, acheté un prix dérisoire et entièrement rénové avec des matériaux écolo pour une somme absolument modeste.
Ma jolie petite demeure possède également un grand jardin. Dans ce jardin rempli d’arbres et de fleurs sauvages (mais harmonieusement disposées bien sûr) il y a un portail menant au potager où moi même et monsieur Moun cultivons nos délicieux légumes (qui poussent tous seuls, notre terre est très fertile). Monsieur prépare de délicieux bœufs bourguignons l’hiver, et moi des tartes aux fraises l’été. Dans cette vie imaginaire nous avons également nos deux merveilleux enfants, appelons-les Victor et Louise, un chat, Pompon et un chien, dont je n’ai pas encore trouvé le nom (tout ce petit monde étant à la fois curieux et éveillés tout en me laissant tout le temps que je souhaite pour mes petites activités comme la couture, le crochet, les expos ou le ciné).
Comme je suis une fille très terre à terre, même dans mes petites histoires il me faut une source de revenue. Pour subvenir aux besoins de notre jolie famille je suis institutrice (ne me demandez pas pourquoi dans toutes mes petites histoires je suis institutrice) dans une minuscule école maternelle où je prépare des très chouettes activités pour les petits. Vu avez déjà vu le film « Être et Avoir » ? Et bien c’est exactement comme ça que je me figure ce métier. 
Bien évidemment dans ce quotidien hautement fantasmé je suis restée une jeune personne très à la mode, qui même si elle privilégie le confort, aime toujours être coquette. Vous me voyez venir avec mes gros sabot, la salopette Turia est parfaite pour cueillir mes légumes, courir après mes enfants ou encore peindre mes fenêtres …
Mon quotidien est bien différent, pour ne pas dire carrément opposé à ce que je vous raconte. Alors en attendant de la trouver cette jolie maison à la campagne, je me couds des vêtements qui me donnent un peu l’impression de m’approcher de ce rêve. Voilà comment la Turia est sortie de mon chapeau, ou plutôt de ma machine.
 (fin de la parenthèse, ceux qui ne viennent que pour la couture peuvent reprendre leur lecture ! )
 
Comme pour la Blouse Carme, j’ai cousu avec le même plaisir et la même facilité cette salopette. Contrairement à ce que j’avais pu m’imaginer, ce patron ne demande pas des grandes capacités techniques : les poches sont simplement plaquées et il n’y a même pas de boutonnière à poser. Bien sûr vu le nombre de pièces et le nombre de surpiqûres ce patron demande tout de même un peu de temps devant sa machine. Côté modification je n’ai pas de changement notable à vous signaler : j’ai simplement posé une seule fermeture éclair au lien de deux (j’ai pris une fermeture invisible). Je n’ai aucun soucis pour l’enfiler le matin, mes hanches passent parfaitement.
En revanche peut être que pour une prochaine version j’abaisserai de quelques centimètres le plastron de la salopette qui monte un peu trop haut à mon goût.
Mon seul petit regret concerne les finitions. En effet dans le livret explicatif les coutures sont simplement rabattues sans surfilage ou ourlet préalable. Ça passe peut être avec un tissu qui ne s’effiloche pas, mais avec mon denim l’intérieur n’est pas très nette. C’est vraiment dommage car les coutures rabattues donnent un côté très pro à l’ensemble qui est un peu gâché quand on regarde de plus près. Le tissu est un denim Les Trouvailles d’Amandine. Je ne pense pas avoir déjà croisé de modèles réalisés avec ce tissu alors que pourtant il est parfait. Plus épais que le chambrais il garde toutefois un côté souple qui lui donne un très joli tombé Je pense que j’ai trouvé mon denim parfait pour les mini en jean, les pantalons ou les shorts.
Autres bonne nouvelle, j’ai été étonnée de voir que la partie short de la salopette taillait vraiment bien. Faisant partie du club des « hanchues » j’avais un peu peur de me sentir serrée à l’entrejambe. Pourtant dès le premier essai je n’ai pas noté de problème de ce côté là. Je dirais même que cette salopette me fait de jolies fesses et de jolies jambes. Pour une fois, je me sens très à l’aise et assume complétement la longueur du short. Un bon point pour ce patron qui m’aide à moins complexer sur mes jambes et mes cuisses !

 Voilà voilà, je crois que j’ai tout dit … Ah si j’ai un peu galéré pour trouver les boucles de salopette, les boutons et le passant du dessus qui permet de maintenir en place les bretelles. Au final j’ai trouvé mon bonheur chez A&A patrons.

 

 Tissus : denim (Les Trouvailles d’Amandine), boucles de salopette de 35 mm (A&A patrons)
 Modifications : pose d’une seule fermeture éclair invisible sur le côté
 
✂ ✂✂

Jolie Aubépine

Je ne sais pas pourquoi mais quand j’ai réalisé cette série de photos au mois de février je n’aimais pas le résultat. Finalement quand monsieur a vidé l’appareil je me suis dit que, quand même, cette robe méritait bien un petit article sur le blog. Vous m’excuserez donc de ces photos un peu hors saison.

Cet article me tient à cœur car je vous présente aujourd’hui ma robe chouchou de l’automne hiver : l’Aubépine de chez Deer and Doe. Pourtant, il faut vous dire qu’à l’origine je n’étais absolument pas fan du modèle. La faute sans doute au corsage un peu blousant que je ne trouvais pas des plus seyants. Résultat, lors de la sortie de ce modèle je ne m’imaginais pas du tout porter une Aubépine, même si il existe tout de même un certain nombre de version très chouettes comme celle de Mathilde, d’Hello Elo ou encore d’une parisienne en Helvétie.

Puis, un jour je suis tombée sur la version de Gigette qui a réalisé une Aubépine sans élastique. Et là ce fut la révélation, moi aussi je voulais la même robe. Et oui car pour moi le point fort de ce modèle est son côté loose, avec l’ampleur du corsage et la jupe, combiné au seyant du décolleté danseuse et de la taille empire. Un parfait compromis pour les filles avec un peu de poitrine qui sont lasses des robes bien cintrées qui compriment un peu la taille.

Pour tout vous dire des Aubépines il y en a eu deux. Ma première version de ce patron était en baptiste bleu marine Les Trouvailles d’Amandine. Une robe absolument parfaite, très cosy et toute douce. Malheureusement cette première version, que je mettais jusqu’au mois de mars, est ressortie complètement tâchée de ma machine. La faute à l’eau calcaire de l’agglomération nantaise qui en plus d’abimer mes vêtements et mes appareils électro ménagés, me donne une peau et des cheveux tout abîmés (vive le vinaigre blanc d’ailleurs).
Bon passons sur mes problèmes de femme au foyer et revenons à cette version. Le tissu provient de la boutique Un chat-sur-un-fil. Il s’agit d’un mélange de coton viscose dans les tons camel. Si ce tissu a été au départ un véritable coup de cœur, j’avoue qu’il m’a un peu déçu sur le long terme. En effet, à mesure que je la lave ma robe à tendance à boulocher. C’est vraiment dommage car j’adore cette robe mais je ne pense pas qu’elle tiendra plus d’un ou deux ans. J’en reviens d’ailleurs toujours au même problème, les tissus c’est une véritable galère. Enfin bon, le point positif c’est que contrairement aux vêtements du commerce, les vêtements home made peuvent se cloner.

Voilà, à vrai dire je ne sais pas quoi vous raconter sur ce modèle qui a déjà été présenté en long et en large sur la blogosphère. Ah si, curieusement, j’ai remarqué que porter au printemps sans collant et sans gilet elle ne plaît pas beaucoup alors que combinée à un petit blouson, un long gilet, des boots et des collants fantaisies elle fait un véritable carton. Comme quoi l’Aubépine est une robe du froid !

 Tissus : coton viscose Un chat sur un fil (plus dispo)
 Modifications: pinces descendues de 1.5 cm, suppression de l’élastique.
 
✂ ✂✂

Jupe Aime Comme Moun

Ce week-end, je suis sortie de mon cocon, j’ai bravé le froid de ce début de mois de février pour une rapide séance photo d’une jupe que j’affectionne particulièrement.

Il s’agit d’un patron « original », made by Moun (vous comprendrez sans doute mes « subtiles » références au cours de l’article ! ) avec un joli liberty dans les tons que j’affectionne. Je ne sais pas si je l’ai déjà mentionné ici mais le plus difficile quand on essaie de coudre un tant soi peu éthique, c’est de trouver des tissus imprimés qui soient « à la mode ». Pour l’instant, je privilégie la Maison Liberty qui n’est sans doute pas très très bio mais qui a le mérite de faire des tissus d’une très grande qualité (et donc durables), d’avoir une véritable tradition sur la création de motifs et d’apparemment fabriquer ces tissus en Italie. En somme, je fais des compromis.

Bref, revenons à nos boutons. Dans une optique de Wearability project, présentée cet automne avec ma mini collection , j’ai réfléchi à ma jupe imprimée idéale. Vous savez ces fameuses jupes que l’on trouve partout dans le commerce. Elles ne sont en soi pas bien complexes, mais tout leur intérêt réside dans le fait qu’elles mettent parfaitement en valeur un joli tissu imprimé. Simple et efficace en somme.

Comme vous avez pu le voir, la réalisation diffère un peu du  projet initial de la mini collection « marin d’eau douce » puisque dans un premier temps j’avais imaginé utiliser le patron de la jupe Chardon. J’ai finalement opté pour un bidouillage maison.
Plusieurs raisons à cela : tout d’abord la jupe Chardon ne correspond pas tout à fait à mon cahier des charges. En effet, j’aime beaucoup l’effet des plis plats mais je trouve que son fit n’est pas optimum sur moi. Et surtout je ne me sens pas très à l’aise avec la taille, un peu trop moulante à mon goût.
Alors, plutôt que de me lancer dans une quête sans fin du patron idéal, j’ai dressé un petit cahier des charges de la jupe idéale avant de me lancer dans une confection maison.

 
Pour vous chers lecteurs, voici un petit aperçu de ma jupette imprimée parfaite selon Moun, qui pour l’occasion parle d’elle à la troisième personne, tel un Alain Delon de la couture. Notez bien que tous ces éléments ne sont que des indications, à vous d’adapter votre modèle selon vos envies et les parties de votre corps que vous souhaitez mettre en valeur. Pour ma part si on devait décrire mon modèle de jupe idéal, je dirais que j’ai cherché à réaliser une jupe qui soit taille haute mais confortable, qui dissimule les hanches tout en mettant en valeur mes gambettes.
Alors c’est parti pour le cahier des charges ! Premièrement la jupe se doit d’être froncée pour cacher les hanches mais pas trop pour éviter l’effet montgolfière. Pour ce faire je n’ai pas trouvé mieux que mon patron de base que j’ai amplifié pour obtenir des panneaux d’environ 70 cm. Le patron de base suit parfaitement mes courbes, ce qui me permet d »arriver à un joli tombé sur les hanches, le plus important selon moi quand on veut porter ce genre de jupe. En effet, d’expérience je trouve que pour une silhouette en poire, un simple trapèze n’est pas suffisant pour avoir un joli fit. J’ai également utilisé un ourlet légèrement dissymétrique à l’arrière pour être plus à l’aise lorsque je m’assois (environ 2 cm).
Ensuite vient la question du confort. Là j’ai un peu fait au feeling. Je suis partie d’une ceinture arrondie piochée dans mon stock de patron (la Tania Culotte de Megan Nielsen). La ceinture n’est pas très ajustée mais c’est volontaire. En effet, je souffre du syndrome bien connu du ventre qui gonfle au cours de la journée … Au bout d’un moment les vêtements trop ajustés à la taille sont pour moi un véritable calvaire. Du coup, j’ai pris une ceinture avec beaucoup d’aisance. Elle s’adapte grâce à des passants de ceinture qui permettent de moduler un peu l’ensemble. Franchement avec une petite ceinture je trouve le résultat plutôt joli et surtout je n’ai jamais eu à me plaindre du confort de cette jupe. Enfin, pour plus de commodité la jupe est doublée avec un voile de coton.
Alors je vous l’accorde, elle n’a rien de bien spécial cette jupe. Elle n’est même pas totalement de moi, puisque j’ai pioché mes pièces à droite et à gauche. Mais, en ce qui me concerne, je suis vraiment contente d’avoir réussi à obtenir un patron qui soit aussi proche de mes envies et qui, surtout, puisse me servir de base à l’avenir.
Je pense d’ailleurs renouveler l’expérience au printemps en tentant une butonned skirt de Maggot, à ma façon.
Patron : bidouillage maison (ceinture Tania Culotte Megan Nielsen et patron de base modifié)
Tissus : Liberty Ianthe marron.
Vraiment je vous conseille – si vous en avez la possibilité – de réaliser votre patron de base. C’est très pratique pour les formes basiques.
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Enfin, vous l’avez sans doute compris en voyant le nom de ma jupe,  je ne peux pas terminer cet article sans évoquer le scandale qui touche actuellement le monde de la couture, j’ai nommé le « Mariegate ». Beaucoup de choses ont été très bien dites à ce sujet, je souhaite tout simplement partager les liens pour que mes quelques lecteurs qui ne soient pas au courant puissent se faire leur opinion.
 -Les articles de Biquette : le premier, le deuxième, le troisième et le dernier.
-La réponse de Marie.

Quelque soi l’issu de cette affaire, je trouve que cet incident a tout de même eu le mérite de soulever de véritables questionnements sur notre rapport à la couture, à la communication et à la consommation. Si nous sommes avant tout là pour partager nos cousettes, nous sommes aussi pour certains, des consommateurs potentiels, avec toutes les dérives que cela entraîne. A titre personnel je constate depuis environ un an une explosion des demandes à titre commercial sur mon blog. Cela me surprend, vu le peu d’articles publiés ici, et surtout cela m’écœure un peu de voir qu’au final les couturiers et couturières soient devenues des cibles. C’est flatteur et au final tellement facile d’accepter pour finalement perdre un peu de son sens de l’autocritique. 
Alors je voulais juste partager ici cette constatation  : la couture est un business rentable avec ses dérives mais également avec ses personnes sérieuses comme par exemple Deer and Doe, les Trouvailles d’Amandine ou encore The Banyan Tree . J’adhère pleinement à toutes leurs réflexions sur la couture et le tricot responsable et continuerai à les soutenir.
Alors personnellement cet épisode m’a surtout rappelé qu’il faut toujours être vigilant face aux valeurs que l’on défend. Certes la couture est devenue tendance mais cela ne nous empêche pas de continuer à exister et à défendre notre vision de la couture : si on part qui le fera à notre place ?

Nouveauté sur le blog : le coin brocante.

Hop une nouvelle en passant car je ne sais pas comment actualiser mes pages. Voici donc le grenier de Moun où vous trouverez tous les patrons et tous les tissus dont je me sépare. Il y’a pleins de choses sympas (du art gallery, du tissu de chez Henry et Henriette, du jersey, de la viscose…).

Donc c’est par ici que ça se passe : le grenier de Moun

A bientôt !

2014 : le bilan !

Y a-t-il encore quelqu’un par ici ? Je sais : depuis septembre je n’ai pas beaucoup signe de vie … Et pourtant,  la petite collection d’automne est entièrement cousue. D’autres projets sont sur le feu et je me suis même mise au crochet. D’ailleurs je pense avoir au final bien plus cousu cette année qu’auparavant. Bref, ma vie est bien remplie côté couture.

D’un point de vue plus personnel et sans entrer dans les détails, cette année a été une année très riche mais aussi parfois très éprouvante. Je pense avoir pleinement pris conscience de ma sensibilité, de mon exigence envers moi-même aussi, de l’investissement et de l’énergie que je peux mettre dans tout ce que je fais. Au final le blog peut  prendre beaucoup d’espace dans ma vie, souvent jusqu’à ce que je ressente une sorte d’envahissement. Car oui je suis très attentive à vos commentaires, et à vos remarques. Je ressens beaucoup de plaisir à vous lire et à voir que mes créations plaisent toujours.
Bref, je suis sensible et si vous êtes dans mon cas lisez ce livre il est vraiment passionnant.

Cette année, il a fallu faire des choix et j’avoue que le blog et la blogo en général ne font pas (plus ?) partie de mes priorités. Alors voilà, si comme cet été, j’ai envie d’écrire trois articles par semaine, car j’ai le temps et l’esprit libre, je le fais. Mais si,comme en ce moment, j’ai dix mille choses à penser et à faire et bien je privilégie la couture pour m’évader. Résultat je ne blogue pas et ça me va très bien comme ça.

Mais je m’égare un peu. Voici donc mon modeste bilan pour garder un souvenir de cette très chouette année qui s’achève. J’espère avoir l’envie de vous montrer quelques autres pièces !
Je ne peux vous parler que de l’été mais cette année le bilan est très positif. Seulement une seule création très peu portée. Tout le reste m’a énormément servi au quotidien.

Mes créations préférées : Très loin devant il y a la robe Marie. Je me sens belle dedans et je la trouve très bien coupée. C’est ma robe « valeur sure » pour les entretiens et les oraux.
Je suis aussi très satisfaite de ma Centaurée.
Petit remarque au passage : j’aime toujours autant les robes mais j’ai l’impression que mon style évolue. Au quotidien je constate que je les délaisse de plus en plus pour privilégier mes jeans. A retenir pour cette année alors : il me faut coudre des blouses !

La plus confortable : La robe Marina ! Un sans faute pour cette robe qui est totalement dans mon style. Je pense qu’elle restera longtemps dans mon top 5 des robes d’été.

La réalisation dont je suis la plus fière : Incontestablement ma blouse Carme. Niveau technique tout d’abord je pense que c’est ma réalisation la plus aboutie et celle qui m’a fait le plus progresser.
Cerise sur le gâteau elle est sobre et complète très bien ma gare-robe un peu pauvre en petits hauts et blouses.

Ce que j’ai le moins porté : Ma jupe Perle de Nacre. Je ne me sens pas très à l’aise dedans (la taille est haute et moulante) et elle remonte avec des collants. En plus, la fermeture s’est cassée. Dommage car je pensais vraiment avoir trouvé le patron de jupe parfait.

Et enfin celles qui résistent : On parle souvent de son bilan de l’année mais je pense qu’un petit regard dans le rétro ne fait pas de mal.
De ces dernières années seulement deux créations sont encore portées. La première est ma jupe Hirondelle, toujours aussi jolie. Elle fait toujours son petit effet et va très bien avec toute ma garde-robe. La seconde est ma robe Claudine. J’avoue c’est une surprise pour moi car je ne pensais pas garder cette robe aussi longtemps. Mais avec le temps et la réflexion je la trouve vraiment parfaite : la couleur, la longueur et surtout son confort en font une robe parfaite pour tous les jours. A méditer pour mes prochaines robes !

Le constat est dur. A ma décharge on va dire que je ne cousais pas depuis très longtemps : mes coutures n’étaient pas bien solides et mes tissus de mauvaises qualités. De plus, j’ai un peu grossi ces derniers temps et je me sens « légèrement » engoncée dans certaines tenues … Vivement que je me remette sérieusement au running.

Celles qui me manquent / que j’ai envie de refaire : De toutes ces créations « perdues » il y a bien sûr des choses que j’ai envie de refaire.
La Preppy Sureau tout d’abord, que je regrette très régulièrement. J’ai bien envie de retenter un patron de jupe à plis creux et enfin la Danielle qui me paraît un bon compromis entre confort et élégance.

Mes envies pour 2015 : Des petits hauts ! Mais aussi des shorts, des robes et des chemises. Le tout en gardant ma philosophie : une couture responsable et réfléchie. Continuer à coudre avec mes marques de patrons chouchou comme Deer and Doe, Pauline Alice et Les Fusettes. Continuer à exploiter les anciens patrons qui me plaisent : je pense aux Burdas, Sureau  et cie qui ont bien fait leurs preuves.
Loin des modes de surconsommation actuelle, j’essaie de trouver des choses qui me ressemblent vraiment. Bien sûr ce n’est pas toujours facile mais il y a de la place pour les couturières non consuméristes 🙂
Enfin j’aimerais aussi prendre un peu plus de temps pour commenter vos blogs. C’est important je trouve de garder un peu de temps pour communiquer sans être toujours dans l’instantané des réseaux sociaux.

J’espère que vous continuerez à me suivre, malgré l’irrégularité de mes posts et mes avis de patrons qui arrivent souvent après la bataille.

❄ Une joyeuse année pleine de création à tous ❄

Blouse Carme


Comme j’ai dû le dire et le répéter assez souvent sur ce blog, je trouve difficile de trouver un patron de blouse dans lequel je me sente bien.  La blouse Carme est un patron sobre, un brin classique même, mais je pense que j’ai touché juste. Ce petit côté « marin  mousse » avec cette belle baptiste bleu marine de chez Liberty et ces beaux boutons vieillis  est en adéquation avec ma mini collection.

Ces derniers temps mon style a un peu évolué. Aujourd’hui je suis plus à la recherche de cousettes sobres que je pourrais porter tranquillement au quotidien. Moi qui ne portais presque plus de pantalon, je me rends compte que parfois, un jean et une blouse c’est tout simple mais joli si les modèles sont bien choisis. Et puis, finalement je me rends compte que j’aime aussi porter des choses faites main qui ne soient pas forcément très tape à l’œil.

Je lis souvent des remarques ou des questionnements sur le temps que chacun peut mettre à coudre un vêtement. Je me suis dit qu’à titre informatif cela pourrait intéresser certaines personnes de connaître le temps que j’ai pu mettre à coudre une pièce comme celle-ci. Donc, pour coudre cette blouse je pense avoir mis entre 20 et 30 heures. C’est beaucoup, mais pour le coup je suis vraiment satisfaite de mon ouvrage. Les coutures sont réalisées à l’anglaise et une bonne partie des finitions sont effectuées à la main, notamment au niveau du col (qui n’est pas surpiqué) et de l’ourlet du bas de la blouse.

A mon grand soulagement je n’ai pas eu de soucis techniques pendant la réalisation. Tout s’est parfaitement emboîté, même au moment du montage de la patte de boutonnage. J’ai trouvé le livret d’explication très claire et je n’ai même pas eu besoin de me référer au sew-along. Parfois ça fait du bien au moral de voir que l’on progresse lentement mais sûrement !

Attention tout de même au placement des pinces. Je ne suis pas une experte en patronage mais j’ai l’impression que le placement de la pince varie en fonction de la taille de bonnet. Ici, le patron étant conçu pour un bonnet B, les pinces sont relativement proches de l’emmanchure. Pour vous donner un ordre d’idée, avec mon bonnet C, j’ai abaissé les pinces de 3 cm.

Ce n’est qu’un petit détail mais pour ma part, je pense que des pinces vraiment mal placées peuvent complétement gâcher le tombé d’un modèle. Je n’ai pas de technique particulière à vous conseiller pour tester le placement des pinces, puisqu’ici c’est le bricolage qui règne en maître … Allez, je peux quand même vous donnez ma super technique ; peut-être qu’elle servira à l’occasion. Alors : une fois mon patron recopié sur le papier de soie, je ferme la pince avec des épingles, puis, je fixe le tout sur un t-shirt. Une fois le t-shirt enfilé, cette « technique » me permet de noter où tombe la pointe de ma poitrine. J’enlève le patron et je compare avec la pince existante pour ensuite effectuer les éventuelles modifications. Personnellement je n’ai jamais eu de soucis mais je ne vous garantis rien.

Pour finir on reste dans la bidouille et le bricolage express avec le sauvetage in extremis de cette blouse. Vous voyer l’espèce de petite tâche un peu foncée au niveau de la poitrine ? Il s’agit de l’œuvre diabolique de Madame la surjeteuse qui a jugé bon de passer ses lames redoutables en plein milieu de ma blouse adorée. Le cauchemar de la couturière s’est déroulé devant mes yeux et pour tout vous dire j’en aurais presque pleurer. N’ayant plus de tissu à disposition et n’ayant pas non plus envie de tout recommencer, j’ai décidé de repriser ma blouse. Je le dis après coup mais finalement je trouve que ma démarche s’inscrit bien dans l’esprit que je souhaite donner à ce projet en ne jetant pas trop vite ce qui peut être récupéré.

En fait la manipulation est plutôt simple : on commence par effectuer des points avant tout autour du trou puis ensuite on recrée une sorte de tissage en prenant bien soin de remettre à leurs places les morceaux de tissus. J’avais trouvé un tuto très clair là-dessus mais impossible de le retrouver dans l’océan internet …
Je déteste la surjeteuse, à tel point que je n’ai même pas osé surjeter mes emmanchures. Promis, je le fais dans la semaine …

Patron : Blouse Carme, Pauline Alice. T36 partout.
Tissus : Baptiste bleu marine de la maison liberty, achetée en ligne chez Couture et Cie.
Modifications : Pinces de poitrine descendues de 3 cm.
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